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UN BALLET MULTIDIMENTIONEL 

 

Un Ballet classique d’après la musique d’une grande valeur universelle, dansé à hauteur des pointes, avec des éléments néoclassiques où le monde réel s’entrelace avec le monde de la fantaisie. Le symbolisme, l’allégorie philosophique, la satire cachés entre les lignes du conte sont suggérés au public par la richesse de la chorégraphie et insinués grâce aux effets de « multi dimensionnalité » apportés par sa scénographie.

Le concepteur a décidé d’abord d’imaginer le visuel du futur spectacle, les images, la scénographie, les couleurs et textures des costumes des personnages puis « envahir » le tableau par la force de la chorégraphie. Cette approche, inhabituelle dans le monde de la création d’un ballet, a été inspirée par la grande importance que l’auteur du conte a donné à l’illustration de son œuvre, maintenant qu’il est bien entendu que la genèse du personnage du petit prince fut bien graphique.

La tâche d'exprimer la beauté de cette grande œuvre de Saint Exupéry par le langage du ballet classique tout en préservant sa naïveté et sagesse naturelle, est confiée à François Mauduit, chorégraphe Français, ancien soliste du Ballet Béjart. Son talent, sa sensibilité pour la danse classique et littérature Française à la fois, son amour pour l’œuvre de Saint-Ex est l’assurance pour le public d’être le témoin en même temps que de vivre l’expérience unique d’un spectacle pour les enfants et les grandes personnes «  qui tout d'abord étaient des enfants (Mais peu d'entre elles s'en souviennent) »* St Exupéry.

 

LA MUSIQUE ET ANTOINE DE ST EXUPÉRY

 

L’idée de créer le ballet d’après la musique écoutée, bien aimée et parfois jouée par Saint Exupéry est une tentative de  transmettre au public la riche palette des sentiments de celui-ci, donner la force au spectacle en préservant soigneusement la façon unique d’appréhender l’univers par le personnage principal, la façon tant Exupérienne  de regarder les choses du point de vue d’un enfant ou d’une  grande personne « quand il était petit garçon ».

Dès son plus jeune âge, Antoine de Saint-Exupéry baigne dans la musique puisqu’il a la chance d’avoir dans sa famille provençale des musiciens dont son arrière-grand-père Maître de chapelle à Aix en Provence. Toute la famille est initiée à la musique classique et à l’opéra. Son grand-père lui enseigne le solfège en même temps qu’il apprend le violon. Il aime aussi chanter, dirigé par sa mère en compagnie de ses sœurs. C’est une histoire de famille qui durera toute sa jeunesse.

Lors de son séjour aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale il est séduit par la musique du moment, le jazz alors qu’il écrit le Petit Prince. 

Mais malgré la curiosité qu’il a pour cette musique nègre venu d’Amérique, il reste fidèle à son éducation musicale et il est tout à fait normal alors, de voir ce jeune garçon avoir un faible pour les musiques anciennes du XVIIIème siècle. Il affectionne plus particulièrement les compositeurs comme Mozart, Haendel et Bach. Puis quand il s’initie au piano il trouvera aussi un élan pour d’autres compositeurs comme Debussy, Chopin, Stravinsky, Schumann, Schubert, Massenet, Fauré, Ravel et Gluck. Saint-Exupéry gardera en lui pour toujours le goût pour la grande musique.

 

 

 

 

 

  

SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES SORTIS

D’UNE BOÎTE D’AQUARELLES

 

Un Ballet scintillant, léger, glisse. Les images, les décors, les costumes sont imaginés  en aquarelle, comme les dessins originaux de Saint Exupéry. L’auteur avait décidé d’illustrer son conte lui-même, peu convaincu par les dessins trop élaborés de son ami Bernard Lamotte. Dans le tableau global du ballet-spectacle le Petit Prince, ont été incluse, entre autres, les images originales de l’auteur, retrouvées dans le livre publié par Gallimard et aussi, dans le manuscrit original du Petit Prince et non publié dans sa version finale.

Grâce au jeu de lumière sur la texture des costumes cousus en tissus fluides et lumineux avec de petits détails réalisés en pierres Swarovski, les couleurs sont « touchées » par la lumière des étoiles laquelle plus connue sur la Terre comme celle de la Lune, surligne la mélancolie, la beauté, le romanticisme qui règnent sur la scène, et bien sûr, la magie.  

Le spectacle du ballet classique intègre de manière naturelle la technologie d’images, la « magie » de la technologie « black light » et du « théâtre d’ombres ». La solution multidimensionnelle de la scénographie du spectacle apporte la richesse visuelle, d’un coté, et aide à transmettre la profondeur et l’allégorie des pensées Exupériennes, des rêves, des mémoires des personnages principaux.

Le petit monde imaginé  en aquarelle  apparaît dans l’immensité de l’Univers présenté par les images authentiques de la NASA. 

Les scènes de coucher du soleil sont importantes dans l’œuvre, car Saint Exupéry lui-même en a vu beaucoup dans la solitude de ses nuits américaines pendant qu’il écrivait le Petit Prince.

 

 

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© Boris Conte Photography

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